• Glen Gould

    Musicien de légende, Glenn Gould a révolutionné en 50 ans le monde du piano. Sa vie intense est encadrée par deux interprétations des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, dont la première le fait connaître au grand public à l’âge de 23 ans.

    Rediffusion de l'émission du 24/04/2015.

    Outre la puissance de son jeu, ce qui transforme rapidement  Glenn Gould  en icône, c’est ce qu’on nomme ses « excentricités » – terme qu’il récuse – : le fait qu’il apparaisse toujours extrêmement couvert (faut-il rappeler qu’il est né et à vécu à Toronto ?...), presque caché derrière chapeaux, écharpes, gants… qu’il se trempe les mains dans de l’eau chaude avant de jouer… sa phobie des courants d’air et des salles de concert, du contact physique… Et Glenn Gould parle beaucoup, écrit beaucoup. De plus en plus. Il compose également : plusieurs pièces pour piano, un quatuor à cordes, un madrigal, une fugue…

    Derrière le pianiste de génie se révèle un penseur puissant dont le champ d’action ne s’arrête pas au répertoire musical : à travers la musique, il s’agit de repenser le monde. Ainsi, Glenn Gould développe-t-il, en écho aux théories d’un McLuhan, une théorie de l’enregistrement. Il considère la salle de concert comme une arène cruelle et clôt sa carrière de concertiste à l’âge de 32 ans. On prédit alors sa ruine, certains pensent qu’il s’agit d’une énième folie. Bien au contraire, Glenn Gould poursuit avec tout le temps et le sérieux nécessaire, son travail en studio où il révolutionne l’enregistrement.

    En parallèle, Glenn Gould intervient fréquemment à la radio et à la télévision canadienne à travers des programmes alternant sérieux musicologique et goût du travestissement…

    À la radio, il initie également une forme de « radio contrapunctique », comme il aimait à l’appeler, à travers notamment The Solitude Trilogy .

    Ce portrait, An Idea of Glenn Gould,  à travers des entretiens et des archives faisant notamment entendre ses créations, s’attache à rendre toute la complexité souvent méconnue du personnage. La souffrance inhérente à ses choix radicaux, son attrait pour le grand Nord et sa solitude fondamentale. Mais aussi l’euphorie d’un personnage tout entier dévoué à la musique et à la pensée.

    Source : FranceCulture.fr

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